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10 COURTS MÉTRAGES AUTOUR DU MONDE – ÉDITION 2026

Fotone per Dieci Corti

L’Institut Culturel Italien de Beyrouth participe à l’initiative promue par le Centre National du Court-métrage, en collaboration avec le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, pour la diffusion, autour du monde, d’une sélection de courts-métrages italiens choisis parmi les travaux les plus particuliers et représentatifs réalisés en 2025. La sélection, comme chaque année, présente un panoramique de la production brève contemporaine, en touchant des genres et des thèmes extrêmement divers entre eux.

L’initiative a été, au fil des ans, une vitrine idéale pour les courts métrages qui, au cours de l’année, quittent à peine le circuit des festivals.

Les films sélectionnés seront projetés au Cinéma Le Colisée.

  • « Vista mare », de Nicola Bartoleschi, Nicoletta Busto, Emanuele Ricciardi, 2025, 4 min. 44 »
    Un charmant petit village italien, niché entre mer et montagnes, se noie chaque été sous des hordes de touristes avides d’« authenticité ». Entre selfies, plats de spaghetti, yachts, incendies et patriotisme de carte postale, le pittoresque bourg se transforme en un grotesque parc d’attractions méditerranéen. Mais quelque chose semble sur le point de céder.
  • « Via Bellezza 11 », de Giuseppe Cardaci, 2025, 18 min.
    Anna, qui vient d’emménager dans un immeuble où personne ne se parle, décide d’honorer le dévouement du concierge, Franco, en montrant aux voisins l’importance de ses petits gestes de gentillesse. Ensemble, ils offriront à cet homme une dernière chance de remporter le prix du « Meilleur Concierge d’Italie ».
  • « I fantasmi », de Federico Papagna, 2025, 15 min.
    Dans une province du Latium, deux adolescents et leurs amis recherchent obstinément Luca, un garçon de leur âge à qui ils ont versé une petite somme d’argent à l’avance sans jamais recevoir le haschisch promis. Filippo, l’un des jeunes impliqués dans l’arnaque, doit tenter de garder secret le plan violent imaginé par ses camarades pour se venger.
  • « Caffè Nero Bollente », de Cinzia Pedrizzetti, 2025, 19 min.
    Dans un monde où les téléphones portables et les appareils électroniques dominent les relations humaines, il existe encore un lieu soustrait à la technologie, un espace où l’amour entre un homme et une femme ne peut exister que sous une forme romantique et immatérielle. Ce lieu, c’est la prison. Une jeune femme, élevée dans un environnement marqué par la violence, se retrouve incarcérée. Entre les murs nus de sa cellule, elle est contrainte d’affronter son passé et de s’accrocher à un amour imaginé, seule lueur capable de réveiller son besoin profond de ressentir. Dans un univers où toute communication entre hommes et femmes est presque impossible, elle entreprend la recherche d’un nouveau langage émotionnel, une manière de redécouvrir la confiance, la tendresse et la beauté fragile et précieuse de l’existence.
  • « Joy Jelly », de Danilo Merafina, 2025, 20 min.
    Rebecca (27 ans), obsédée par les bonbons, Hello Kitty et Hannah Montana, part à la recherche de la maison de ses parents. Quinze ans après les avoir vus pour la dernière fois, elle est déterminée à y retourner vivre, brouillant peu à peu la frontière entre nostalgie et obsession.
  • « Milano Infetta », de Tommaso Cohen, 2025, 20 min.
    Milan, 1982. L’histoire du squat Virus se mêle à la transformation d’une ville qui, laissant derrière elle la Résistance et les luttes ouvrières, est en train de devenir une capitale des affaires et du glamour.
  • « Mambo Kids », de Emanuele Tresca, 2025, 20 min.
    Lors d’une silencieuse journée de fin d’été, Alessandro et Flavio partent à la recherche des derniers secrets de leur ville. Aujourd’hui, certains sentiers les conduisent vers des lieux inexplorés, et ils attendent la nuit perchés dans un grand cerisier. Une bière entre amis sur une place déserte, les scooters qui rentrent à la maison comme une nuée d’oiseaux, puis plus rien.
  • « Addio, ben trovati », de Alfredo Arvalli, 2025, 14 min.
    Marcello revient dans sa ville natale après des années passées à l’étranger, persuadé qu’il retrouvera tout tel qu’il l’avait laissé. Mais il doit rapidement faire face au temps qui a passé, découvrant que les lieux comme les personnes ont irrémédiablement changé, lui compris.
  • « Fiji », de Andrea Lamedica, 2025, 12 min.
    Quatre jeunes membres du personnel navigant de la compagnie low cost PanoramicAir se retrouvent dans une chambre d’hôtel la veille de leur vol. Deux d’entre eux n’ont jamais pris l’avion auparavant, tandis que les deux autres sont déjà expérimentés. Pour apaiser leur anxiété, ils rient et plaisantent ensemble, jusqu’à ce qu’un jeu de rôle rompe l’équilibre du groupe et fasse émerger une vérité profonde.
  • « Le prime volte », de Giulia Cosentino e Perla Sardella, 2025, 16 min.
    Deux lettres imaginaires, jamais envoyées, racontent, chacune de son point de vue, la jeunesse partagée de deux femmes dans un pensionnat de jeunes filles. Les journées s’écoulaient dans une monotonie ennuyeuse, sauf la nuit, lorsque Emilia et Caterina se retrouvaient, loin d’un monde qui ne concevait pas leur désir de se découvrir à travers le corps de l’autre. Les images et les sons de cette époque secrète resurgissent, nourrissant l’envie de se dire enfin tout ce qu’elles ne se sont jamais avoué.
  • Organisé par: IIC Beirut
  • En collaboration avec: Tiro Art Association